Belfius-ACW : la fin d'un système où les piliers ("standen") pillent les finances publiques

Communiqué | 6 mars 2013

La démission du ministre des finances marque, espérons-le, le début de la fin d’une époque : celle où les standen, les piliers des familles traditionnelles (socialiste, sociale-chrétienne et dans une moindre mesure libérale) profitaient allègrement des largesses de l’Etat, grâce à leurs relais politiques.

Le CDV en était le champion en Flandre, alors que le PS met toujours en coupe réglée la Wallonie.

Le cas de l’ACW/MOC au sein de BELFIUS/DEXIA est emblématique.

Rappelons d’abord que ARCOPAR et ARCOFIN  sont issus de la démutualisation de la banque coopérative BACOB devenue ARTESIA puis DEXIA fin des années ’90.  Alors que l’autre groupe coopératif CERA a été forcé par une action en justice  à redistribuer les plus values accumulées durant un siècle à ses coopérateurs, le MOC et l’ACW ont gardé pour eux les réserves accumulées par la BACOB et ce au détriment de leurs adhérents. Soit un a deux milliards € à l’époque. La structure initiale était donc basée sur une spoliation des membres de leur mouvance. Un péché originel assurément.  

Ces réserves spoliées se sont ensuite volatilisées dans le cadre de la débâcle de DEXIA, dont le MOC/ACW était un des actionnaires de contrôle et ses représentants, administrateurs. Ils en sont donc pleinement responsables. 

Les 800.000 coopérateurs d’ARCOPAR/ARCOFIN ont ensuite perdu leur capital, leur mise de départ, dans la fusion de DEXIA, imprudemment jouée par ARCOPAR/ARCOFIN dans le grand casino de la finance mondiale. L’Etat est alors venu au secours des coopérateurs en donnant une garantie proche du milliards d’€ à la demande des relais ACW au sein du gouvernement (et notamment M Leterme, …) alors que ces parts de coopérateurs ne pouvaient manifestement être assimilées à des dépôts bancaires. Une anomalie de plus. 

Dans le même temps, le même MOC/ACW continuait à négocier une rente se situation auprès de BELFIUS, entretemps nationalisée, au moyen du rachat de participations bénéficiaires, censées représenter un apport de clientèle. Cet apport n’existe plus, à l’heure actuelle, que dans l’imagination fertile, des représentants du MOC/ACW et la complaisance des banquiers de BELFIUS, aux ordres !  

“C’est donc un exemple typique de nationalisation des pertes et de privatisation des bénéfices”, relève Mischaël Modrikamen, Président du PP. 

La responsabilité politique de M Vanackere et plus généralement du gouvernement est engagée !  Cette débâcle politique ouvre, on peut l’espérer, une époque où ces abus manifeste, ces relations incestueuses entre relais politiques, piliers des partis traditionnels et flux financiers quasi occultes, seront mises à jour et dénoncés et où il y sera mis fin.

Le grand nettoyage a commencé avec le monde coopératif mais devrait  se poursuivre avec les syndicats et les mutuelles”, a-t-il conclu.